29 avril 2009

La matinale de Martine Aubry

28 avril 2009

Changer l'Europe maintenant : les 100 premiers jours.

Vendredi 24 avril, l'ensemble des leaders des listes du PSE partout en Europe ont rendu public une déclaration commune, affichant 7 priorités. Une victoire de la gauche au Parlement européen le 7 juin permettrait donc, dans les 100 premiers jours de la législature, la mise en œuvre de 7 mesures pour lutter contre la récession et le chômage de masse et afin de préserver la cohésion sociale.


Déclaration adoptée à Toulouse le 24 avril 2009

Quels sont les enjeux ?

Les élections européennes du 4 au 7 juin seront fondamentales pour l'avenir des citoyens. Nous traversons la récession mondiale la plus grave depuis les années 1930 et le chômage pourrait frapper quelques 27 millions de salariés. En l’espace de deux ans, nous aurons perdu dix millions d'emplois, avec des conséquences sociales dramatiques pour les citoyens partout en Europe. De plus, nous sommes confrontés à une crise climatique mondiale et urgente et à une véritable crise humanitaire dans le monde en développement. L'Union européenne doit changer de cap sans plus attendre. C'est la raison pour laquelle nous demandons instamment aux citoyens européens de voter lors des élections européennes du 4 au 7 juin. Si vous ne votez pas, d'autres prendront les décisions à votre place.

Que voulons-nous?
Les socialistes, sociaux-démocrates et progressistes d'Europe veulent donner un nouveau sens à l'Europe, en mettant les citoyens d'abord. La droite nous dit: « Nous en avons déjà fait assez contre la crise, elle se sera bientôt finie. » Nous, nous disons: « Les gens n'ont pas à payer le prix de cette crise, ils n'en sont pas responsables. Cette crise n'est pas une fatalité: elle est la conséquence, de la cupidité et de l’irresponsabilité, et des excès des marchés financiers, ce qui nécessite une nouvelle règlementation. » Au Parlement européen, le PPE et la droite ont eu leur majorité. Nous voyons bien ce qu'ils en ont fait. C'est pourquoi notre objectif est de devenir le premier groupe au Parlement européen afin d'amener les changements fondamentaux dont l'Europe a si urgemment besoin.

Comment? Les cent premiers jours
Cette crise constitue un défi pour l’Europe, qui ne peut se permettre d’échouer. Nous avons besoin de nouveaux dirigeants pour l’Europe. Nous exigeons qu'au cours des cent premiers jours suivant les élections européennes, les 7 mesures suivantes soient prises afin de lutter contre la récession et le chômage de masse et afin de préserver la cohésion sociale :

  1. Un nouveau plan de relance renforcé pour l'Europe, avec des investissements coordonnés en matière d'emploi et de croissance verte. Nous, Parti Socialiste Européen, avons déjà proposé notre propre plan de relance européen, qui pourrait enrayer le chômage de masse et donner à l'Europe un nouvel élan.

  2. Un Pacte européen pour l'emploi afin de préserver l’emploi, de créer de nouveaux emplois de qualité, de lutter contre le chômage de masse et de renforcer les droits des travailleurs, les conditions de travail et l'égalité de salaires. Une attention particulière doit être apportée au chômage des jeunes. L'Europe n'est pas une société de marché, mais bien une économie sociale de marché. Les droits sociaux fondamentaux doivent être garantis. Ces droits, notamment le droit à une libre négociation collective et les droits syndicaux, doivent primer sur le marché unique et les libertés économiques. La liberté de mouvement des travailleurs, y compris leur détachement, doit se fonder sur le principe suivant: à travail égal, salaire et conditions de travail égaux dans une même entreprise.

  3. Une nouvelle Charte des Droits de la Femme, pour assurer les droits et opportunités des femmes.

  4. Un Pacte pour le progrès social afin de pleinement faire face aux conséquences sociales de la crise, d'empêcher une augmentation de la pauvreté, de l'inégalité et de l'exclusion.

  5. Une réglementation et une supervision efficaces des marchés financiers couvrant tous les acteurs et les instruments financiers, y compris les fonds spéculatifs. Le PSE a formulé des propositions claires sur ce qu'il convient de faire afin d'éviter de nouvelles bulles financières aux effets dévastateurs à l'avenir.

  6. Une nouvelle solidarité mutuelle entre tous les Etats membres, entre l'Est et l'Ouest, entre le Nord et Sud, garantissant une feuille de route commune pour sortir de la crise.

  7. Une feuille de route commune pour aboutir à un nouvel accord mondial au sein du G20 avant la fin 2009. Il s'agit de lancer une action coordonnée pour créer de nouveaux emplois dans le monde, de réguler les marchés financiers au niveau mondial, d'arriver à un accord mondial sur le climat et sur l'aide à octroyer aux pays en développement.


A nouvelle Commission européenne, nouveau programme

Nos revendications pour la prochaine législature européenne se fondera sur les propositions progressistes présentées dans notre manifeste du PSE - Citoyens d'abord: un nouveau sens pour l'Europe - et sur notre proposition de plan de relance renforcé et progressiste pour l'Union européenne.

Nous présenterons ces priorités immédiatement après les élections européennes. Celles-ci seront soumises à tous les candidats à la nouvelle Commission européenne. Nous voulons une Commission qui soit progressiste et qui donne une orientation progressiste à l'Europe. Il en va de la démocratie et du respect vis-à-vis du Parlement européen.

Les élections européennes du 4 au 7 juin seront l'occasion pour les citoyens d'Europe d'exercer leur droit démocratique afin de déterminer quel sera le cours futur de l'Union européenne. En ce sens, nous demandons que le Conseil Européen respecte et accepte le fait que le nouveau Parlement européen élu joue pleinement son rôle démocratique dans les consultations concernant la nouvelle présidence de la Commission européenne. Nous devons avoir le temps de constituer notre groupe parlementaire afin d'exercer pleinement nos fonctions démocratiques.

Un choix politique clair
La crise économique et financière est loin d'être terminée. Les hommes et les femmes partout en Europe devront faire un choix lors de ces élections européennes : entre une Union européenne progressiste mettant les citoyens d'abord dans sa lutte contre la crise et face aux défis auxquels nous sommes confrontés et une Union européenne de droite, passive face à une augmentation de la récession et du chômage de masse, laissant notre avenir dans les mains du marché. Nous, socialistes, sociaux-démocrates et progressistes d'Europe, ne laisserons pas tomber les citoyens.

Une nouvelle opportunité : Les citoyens d'abord
Cette crise doit devenir une occasion pour nous de créer de nouvelles opportunités pour les citoyens à l'avenir. Les nouveaux dirigeants européens doivent s'assurer qu'aucun effort ne soit épargné pour mettre fin à la récession. Nous prenons un engagement auprès des citoyennes et des citoyens d’Europe : celui de défendre avant tout leurs intérêts et de donner à l'Europe un nouveau sens en juin 2009.

27 avril 2009

Meeting de Toulouse: PN Rasmussen

21 avril 2009

Best of

9 avril 2009

"Et les socialos, ils sont où?": ici !

Rejet de la loi dite Hadopi, temps de parole du Chef de l'État, réforme du Parlement, encadrement des hauts revenus, mobilisation contre le délit de solidarité, réforme des collectivités territoriales, etc. Le Parti Socialiste est là, et le sera encore plus demain !

Et oui, nos élus bossent. Les députés et sénateurs socialistes ont encore montré ces derniers jours que leur travail porte ses fruits. Pour commencer ils ont fait connaître certains projets du gouvernement au public, et bataillé fermement et durement comme pour la loi 'Création et Internet'. Le 30 avril les députés PS présenteront une proposition de loi visant à supprimer ce que l'on appelle le "délit de solidarité" rendu possible par l'article 622-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers. Certes il n'y a jamais eu de condamnations judiciaire à ce titre, mais la police n'hésite pas à mettre des personnes qui fournissent de l'aide aux immigrés sans papiers en garde à vue, et à les menacer.

Hier la Ligue des Droits de l'Homme publiait son rapport 2009 sur l'état des droits de l'Homme en France, rapport au titre évocateur : "Une société de surveillance?". Avant hier le Parti Socialiste organisait un rassemblement sur les libertés publiques en France et éditait un livre noir !

Face à la crise sociale et économique, face à la crise démocratique qui se renforce, face à la crise de notre éducation, le Parti Socialiste agit. Et nous serons bien présent pour toutes ces luttes. Mais pas simplement en rejetant la politique de l'UMP et de Nicolas Sarkozy. Nous proposons des réformes, des actions à long terme, des décisions d'urgence, etc.

Car contrairement à l'UMP qui n'a, à moins de deux mois du scrutin, pour l'Europe, ni programme, ni candidats, le Parti Socialiste a un programme européen, des candidats choisis par les militants, et un bilan de nos élus sortants, malgré que nous soyons minoritaire au Parlement européen. Où est le programme de l'UMP?! Où est le bilan de la droite européenne, majoritaire, de Sarkozy et Barroso?!

Alors dès aujourd'hui venez avec nous pour changer l'Europe pour mieux changer la France demain !


7 avril 2009

La police confisque la carte de presse d'un journaliste !


Liberté de la Presse bafouée
par MOASPRESS

Ou mieux, des CRS jetant des cailloux sur des manifestants pacifiques, certes noyautés par quelques casseurs.


G20: plus un échec qu'une réussite.

Mille milliards pour le FMI (et la Banque Mondiale), des listes noire et grise pour les paradis fiscaux, un "machin" pour sonner l'alarme en cas de nouvelle crise, et un prochain rendez-vous a priori à New-York à l'automne. Les résultats du G20 de Londres ont été glorifiés et on nous a présenté l'avènement d'un 'nouveau capitalisme'.


La bonne blague !
Plusieurs grandes questions primordiales n'ont pas été abordées ou mise de coté. L'épuration des banques et de leurs pratiques n'a pas été prise en main, le levier que représente la politique monétaire a été balayé d'un coup de main, l'évolution des missions du Fond Monétaire Intérnational, de l'Organisation Mondiale du Commerce, de la Banque Mondiale (et des contraintes que ces organismes soumettent aux pays émergeant ou pauvres) n'a pas été un sujet, et les paradis fiscaux ont été un point au 3/4 sabordé.

Les vrais sujets n'ont pas été abordé, du moins pas dans les résultats. La seule bonne nouvelle de ce G20: tous ceux qui nous prônaient il y a quelques mois encore un capitalisme ultralibéral sans décisionnel politique ou réglementaire ont mangé leur chapeau -pour le moment-, en premier Nicolas Sarkozy.

Une politique monétaire commune est une question centrale qui effraie nombre de pays, comme l'Allemagne. Seule la Chine (avec des arrières pensées) a fait une proposition en ce sens: une monnaie unique pour la Bourse (comme c'était le cas avec l'écu avant l'existence de l'euro). Il s'agit de stopper l'utilisation des fluctuations des monnaies entre elles pour créer des profits monstres à des fonds. On pourrait commencer en Europe en modifiant les objectifs de la BCE !

Fumisterie des paradis fiscaux.
Nicolas Sarkozy crie victoire sur ce thème qui lui était cher, et bien il n'a rien gagné ! Aujourd'hui il n'y plus de pays en liste noire ! Ils sont tous en liste grise (listes qui existent depuis plusieurs années déjà). L'OCDE a pris en compte les 'engagements' des États à modifier leurs règles, puis les a retirés de cette liste noire...

L'évasion fiscale, pour la France, vers les paradis fiscaux représente 50 milliards €, soit 10% des rentrées d'impôts (!). Et c'est loin d'être fini. La Suisse, par exemple, va assouplir sa règle mais très légèrement: en cas d'évasion fiscale avérée, et donc au cas par cas, et en aucun cas pour des ressortissants suisses (tels certains sportifs jouant en équipe française). Le secret bancaire a encore de beaux jours devant lui.

La France aime les paradis fiscaux.
En effet, un nombre impressionnant d'entreprises françaises sont présentes (et fortement) dans ces pays aveugles en matière fiscale. Toutes les entreprises françaises du CAC40 sont présentes dans un paradis fiscal: BNP Paribas (dont le premier actionnaire est aujourd'hui l'Etat !), LVMH (Bernard Arnault), Crédit Agricole, PPR (François Pinault), France Télécom, Lagardère, Dassault, Bouygues, Carrefour, Total, etc.

L'Europe aussi les aime. Combien de paradis fiscaux ? Luxembourg, Suisse, Monaco, Liechtenstein, Andorre, certes, mais encore? Et bien la plus grande place fiscale de ce type: Londres ! Suivent les Pays-Bas, l'Irlande, les îles de la Manche, la Belgique, etc. Or ces pays ne font pas partie de la liste grise de l'OCDE (exception faite du Luxembourg et de la Belgique).

A l'heure des élections européennes, il serait bon de montrer l'exemple ! Mais aussi le chef de l'Etat pourrait-il souffler à l'oreille de ces amis de patrons (Bouygues, Pinault, Arnault, Bolloré, etc) de cesser leurs magouilles fiscales...

Piqure de rappel.

6 avril 2009

La France en libertés surveillées II

Collectivités locales.

« On ne peut pas continuer à porter sur la France un tel empilement d'appareils administratifs qui, chacun, prélèvent leur propre contribution fiscale sur le dos de ceux qui travaillent.»
(Nicolas Sarkozy, Vienne, 26 juin 2008)

Les élus locaux sont régulièrement fragilisés dans leur gestion par les propos critiques et réducteurs de Nicolas Sarkozy, mais aussi par la remise en cause de l’autonomie financière de leur collectivité. Celle-ci avait pourtant été inscrite dans la Constitution en mars 2003, alors que Nicolas Sarkozy était ministre de l’Intérieur, de la Sécurité intérieur et des Libertés locales, en charge des collectivités territoriales. Ainsi, l’annonce par Nicolas Sarkozy le 4 février 2009, sans concertation ni compensation sérieuse, de la suppression de la taxe professionnelle, qui représente plus de 60% de l’autonomie fiscale des collectivités, fait peser un risque majeur sur l’avenir des territoires.

Or les collectivités locales, en France, perçoivent à peine 13% des prélèvements obligatoires et réalisent pourtant plus de 73% des investissements publics. Elles sont ainsi un acteur majeur de l’aménagement des territoires et un levier important de la relance économique. Les attaques répétées du chef de l’État contre les collectivités, sources selon lui « d’inefficacité et de dépenses supplémentaires » sont donc non seulement injustifiées,mais ne participent pas de la nécessaire mobilisation de l’ensemble des pouvoirs publics à la relance de l’activité. Surtout, elles opposent l’État aux collectivités locales.

Dans le même temps, le gouvernement transfère en effet toujours plus de charges aux collectivités locales sans compenser financièrement ces nouvelles compétences (RMI, RSA, formation professionnelle, APA, etc.). Parallèlement, les concours de l’Etat aux finances locales ont reculé entre 2007 et 2009, accroissant par là même les inégalités territoriales.

En matière d’organisation territoriale, le président de la République a lancé le débat sur une diminution des échelons territoriaux à travers la mise en place de la commission pour la libération de la croissance présidée par Jacques Attali. Après la remise de ses conclusions, le 23 janvier 2008, la grande majorité des élus locaux s’est élevée contre cette démarche unilatérale et éloignée des réalités locales.

Pourtant, après avoir reculé notamment sur la question de la suppression des départements, Nicolas Sarkozy a réitéré cette méthode de débat restreint en installant, dès le 22 octobre 2008, le Comité pour la réforme des collectivités locales, présidé par Édouard Balladur, dans lequel les élus locaux sont nettement sous-représentés.

L’inquiétude demeure, à la lecture de ses conclusions, que cette réflexion utile sur l’évolution de la décentralisation ne se transforme en réalité en une nouvelle fragilisation des collectivités territoriales ainsi qu’en une remise en cause des modes de scrutin et des échéances électorales à des fins partisanes.

[ www.sauvonslesregions.fr ]

Extrait de "La France en libertés surveillées", Solfé Communication, mars 2009.

1 avril 2009

L'OCDE met du plomb dans le budget de Sarkozy.

L'OCDE (Organisation de coopération et de développement économique) en préparation du G20 de ce jour a publié un rapport intermédiaire sur la situation économique. Les chiffres sont éloquents.

Pour les pays membres (soit les pays 'développés' hors Russie: Europe dont la Turquie, Amérique du nord, Japon, Australie, Corée du Sud, et Nouvelle Zélande):

- PIB: -4,3% en 2009, -0,3% en 2010
- Chômage: 8,4% en 2008, 9,9% en 2010
- Déficit public: -7,2% en 2009, -8,7% en 2010

Pour la zone Euro:

- PIB: -4,1% en 2009, -0,3% en 2010
- Chômage: 10,1% en 2008, 11,7% en 2010
- Déficit public: -5,4% en 2009, -7% en 2010

Le Commerce international va chuter de 13,2%.

En France la situation va empirer. Pour rappel, le gouvernement Sarkozy a tablé dans son budget sur une croissance du PIB de -1,5% en 2009 et +1% en 2010. Or l'OCDE prévoie en 2009 une croissance négative de -3,3% et de -0,1% en 2010 !

Le chômage devrait atteindre les 10% à la fin de l'année et les 11% en 2010 (sans prendre en compte ceux qui sont en dehors des statistiques officielles du chômage). Le déficit public devrait être à 8% !
Le gouvernement, on le voit bien, minimise dans ses discours et dans son budget l'ampleur de la crise. Cela afin de ne pas remettre en cause sa politique et de ne pas revenir sur certaines de ses décisions (paquet fiscal par exemple).

Vous trouverez ici un résumé du rapport de l'OCDE.