16 juin 2009

Réflexion interne.

Aux élections européennes, le plus grand gagnant a été l’abstention.


Ceux qui ne se sont pas déplacés sont ceux qui, en majorité, ont voté Le Pen en 2002, Sarkozy en 2007 et qui auraient pu voter NPA aujourd’hui. Ce sont ceux qui sont le plus touchés par la crise économique et sociale. Ils n’ont pas voté pour le NPA car il n’a pas la crédibilité pour changer réellement notre société dans le cadre démocratique, ils n’ont pas voté Sarkozy car il est au pouvoir et son échec est patent. Ils n’ont pas voté pour nous car nous ne sommes pas crédible, nous n’avons pas les réponses à leurs préoccupations et nous ne sommes pas audibles.

Il ne s’agit pas pour nous d’être plus à gauche ou plus au centre, c'est-à-dire plus à droite. Mais il s’agit pour nous d’être à gauche, d’être socialiste. Or pour cela, il nous faut définir ou redéfinir ce que veut dire être de gauche et être socialiste. Travaillons sur nos idées, sur notre vision de société à long terme, sur les réformes que nous voulons mettre en place pour transformer la société et pour définir nos réponses à la crise économique et sociale, à la crise écologique (crises intimement liées), réfléchissons à comment répartir les richesses pour protéger notre solidarité et pour défendre l’emploi, cela à toutes les échelles ; locale, nationale, européenne, et internationale.

Cela passe donc aussi par une autre organisation de notre parti.
Travailler ensemble sur le fond nous oblige à dépasser enfin les conflits d’égos et d’ambitions personnelles. Pour cela il faut également porter le respect des personnes et des idées au cœur du PS, ce qui est loin d’être le cas à ce jour.

Mais il faut également dépasser aujourd’hui les histoires de courants et de motions pour se battre ensemble. Cette architecture de notre organisation interne est fatiguée, elle épuise nos militants. Le courant politique n’est pas un mal, il a son utilité pour faire fructifier des débats d’idées, mais il ne faut pas également qu’il se transforme en un regroupement amertume et revanchard. Si nous ne sommes pas capable de cela, comment parler aux autres forces de la gauche ?!

Nous pouvons construire une maison commune de la gauche.
Commençons aujourd’hui. Transformons le PS, en renouvelant nos pratiques, nos idées, nos débats… et l’une des premières pierres de ce travail, la fédération du Finistère l’apporte aujourd’hui.

En effet, la fameuse charte de la rénovation qui est encore en discussion à ce jour et qui sera soumise au vote des militants peut et doit être un outil à cette transformation. Mais alors il faut arrêter le double discours qui veut que l’on prône une transformation radicale et immédiate en Conseil National, puis quant il s’agit d’être concret avec cette Charte et sur la question du cumul des mandats et des fonctions, là on se recroqueville sur son intérêt individuel !

Transformons le PS, commençons aujourd’hui, avec ce texte qui doit être ambitieux et réaliste. C’est un premier test de la sincérité de celles et ceux qui prônent un PS profondément nouveau, ouvert, et rénové, sur le fond et la forme !

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