29 mai 2009

Sécurité et Europe, Sarkozy masque ses échecs.

Nicolas Sarkozy gesticule pour mieux masquer ses échecs.

Énième discours sur la sécurité et ses "nouvelles mesures". Le président de la République revient sur ses bases électorales : la sécurité. Mais au fait, qui a été ministre de l'intérieur puis président de la République depuis 7ans? Nicolas Sarkozy. Et quel bilan? 14 lois, 116 modifications du code pénal, et nombre d'annonces sans suites. Un résultat? Les violences physiques sans vol ont augmenté de 46% depuis 2003 !

Les annonces faites ces derniers jours n'ont comme objectif que de mobiliser un électorat pour le 7 juin car la droite, même si l'UMP est en tête, peine à atteindre 40% des voix dans les sondages, toutes listes confondues. Le parti majoritaire est prêt à crier victoire, mais le président de la République, qui fait campagne sur son nom, s'apprête à rassembler à peine 25% des voix, contre 31% en 2007. Et toutes les autres listes sont anti sarkozystes ou presque.

Revenons à l'Europe.
Majoritaire au Parlement européen depuis 10 ans, majoritaire à la Commission européenne, majoritaire au Conseil européen (les 27 états), la droite européenne (le PPE dont est membre l'UMP) a un bilan européen, et il est mauvais.

Et le premier échec est le taux d'abstention européen qui arrive. Certes cet échec peut être partagé avec les autres mouvements politiques, mais ceux qui dirigent l'Europe jusqu'à aujourd'hui en ont la plus grande part. Ce taux d'abstention montre au mieux une indifférence envers l'Europe, au pire une défiance envers elle ! Et la responsabilité de la droite européenne, en premier lieu de JM Barroso, est là.
L'Europe, dans sa majorité des décisions, va dans un sens libéral sous l'impulsion du Parti Populaire Européen. Une politique qui nous a emmené vers la crise. Et qu'a fait la Commission européenne en majorité de droite? Rien. Pas de plan de relance européen, pas de politique monétaire, etc.

La défiance des européens en réalité ne va pas contre l'Europe en tant que telle. Mais vers l'Europe que nous construit la droite européenne, contre la mise en concurrence des services publiques (santé, école, services sociaux, etc.) votée par toutes les droites (MoDem comprise). Cette défiance se porte sur l'absence de politique progressiste au sein de l'Europe. Or la gauche n'a jamais été majoritaire au Parlement européen...

Alors que faire?
Et bien il faut porter la gauche au pouvoir en Europe. Et comment? Et bien le système électoral aujourd'hui n'est pas le meilleur, il n'y a qu'un tour à la proportionnelle. Au Parlement européen, deux groupes pèsent réellement: le PSE et le PPE, avec des alliés parfois, les Verts et les Libéraux (dont le MoDem est membre).

De plus, en France, dans chaque circonscription, seule les listes qui atteignent 8/10% des voix auront des députés européens, soit aujourd'hui seulement le MoDem, les Verts, le PS et l'UMP. Soit deux partis qui ont voté la directive de la honte (18 mois de détention pour les immigrés dans des camps, même pour les mineurs, etc.), qui ont voté la déréglementation de La Poste, etc, etc. Soit deux partis qui se sont battus contre ces directives, contre cette orientation de l'Europe.

Aujourd'hui, malgré le nombre de listes, le choix est assez simple. Pour être efficace, pour faire basculer la Parlement européen à gauche, pour éviter que Nicolas Sarkozy et l'UMP ne crient victoire le 8 juin, il faut porter le Parti Socialiste en tête dans toute les circonscriptions !

Le 7 juin, un seul tour, un seul vote, le vote Socialiste !

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