En effet, ce vote est le second. Un premier a eu lieu en février, après de longs débats en conseil, la majorité des élus municipaux avait voté contre par bulletin secret. Le maire avait donc été mis en minorité par sa propre majorité sur un dossier qui lui tient à cœur depuis toujours.
Les arguments qui ont fusé ce jour là, sont multiples. La compagnie utilise déjà des locaux municipaux (ancienne école et ancienne mairie), pas assez d'argent, pas d'intérêt pour les habitants, etc. Seulement lorsque la compagnie décide de faire un spectacle ouvert et gratuit pour tous, la salle est comble...
La culture encore une fois était mise de coté, et non prioritaire, surtout en ces temps de crises. Or justement, la culture, avec l'éducation, doit être une des priorité des collectivités locales. Car elle est une ouverture vers le monde pour nos jeunes générations. Elle est créatrice d'emplois pérennes. Et elle permet à des communes souvent isolées ou très rurales d'avoir une vie sociale.
La compagnie Tro Héol s'apprête à recevoir, dans les mois à venir, des conventionnements et subventions de toutes parts: Conseil Général, Conseil Régional, État, Direction Régionale des Affaires Culturelles (DRAC). Une commune de moins de deux mille habitants avec une compagnie de théâtre conventionné à la DRAC, c'est plutôt pas fréquent !
Tout cela pour presque rien financièrement: la compagnie demande simplement qu'une partie des travaux des locaux qu'elle loue à la commune soit couvert par la municipalité (changement des fenêtres, toit, etc). Travaux qui auraient de toute façon du être fait pour éviter un pourrissement du bâtiment.
Culture, école, sport, et vie de commune sont liés et complémentaires. Tous ces éléments font partie du rayonnement de la commune. Ils ne doivent pas être opposé, même sur les questions de gros sous. Quéménéven fait honneur à cela aujourd'hui, notamment face à des villes qui baissent les budgets sur la culture et l'animation sociale comme à Châteaulin.






